Les flux d’investissements directs étrangers (IDE) à destination du continent africain ont subi une contraction dramatique en 2025, selon le dernier rapport de l’ONU Commerce et Développement. Avec un montant total de 59 milliards USD, les investissements internationaux ont chuté de 38% par rapport à l’année précédente, révélant une défiance préoccupante des capitaux mondiaux envers l’Afrique.
La situation est particulièrement alarmante en Afrique du Nord, où l’effondrement atteint des proportions inédites. La région n’a capté que 17 milliards USD en 2025 contre 51 milliards en 2024, enregistrant ainsi un recul vertigineux de 67%. Cette dégringolade témoigne d’une crise de confiance aux conséquences potentiellement dévastatrices pour les économies concernées.
Le « Global Investment Trends Monitor » publié mardi 20 janvier dresse un constat sans appel : l’Afrique devient paradoxalement moins attractive alors même que ses besoins de financement pour les infrastructures et la transition énergétique n’ont jamais été aussi criants. Cette désaffection des investisseurs internationaux compromet gravement les perspectives de développement et d’industrialisation du continent.
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance inquiétante : l’incertitude géopolitique croissante, la persistance des risques sécuritaires dans certaines régions, la volatilité des marchés mondiaux et la concurrence accrue pour les capitaux dans un contexte économique mondial morose. Les pays africains se retrouvent ainsi doublement pénalisés : par la baisse des IDE et par l’augmentation du coût du crédit sur les marchés internationaux.
Cette situation exige une réponse urgente et coordonnée des États africains. Il devient impératif de créer des cadres d’investissement plus attractifs, de renforcer la sécurité juridique, d’accélérer l’intégration économique régionale et de mieux communiquer sur les opportunités réelles qu’offre le continent. Sans une action décisive, l’Afrique risque de voir se prolonger cette crise des investissements qui menace directement son développement et sa stabilité socio-économique.

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