En décembre 2025, lors du sommet des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) à Bamako, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, avait lancé une mise en garde solennelle. Devant ses pairs, il avait prédit l’arrivée d’une menace violente d’une ampleur inédite, qu’il avait baptisée « l’hiver noir ». Une alerte sans détour : le danger serait brutal, capable de déchirer des peuples entiers.
Aujourd’hui, cette prévision résonne avec une actualité mondiale marquée par les tensions. Au Moyen-Orient notamment, la violence s’emballe, les équilibres régionaux explosent et les populations paient un lourd tribut. Mais pour le leader burkinabè, la menace ne se limite pas au seul terrorisme. Il pointe du doigt des États qui s’érigent en gendarmes du monde, décidant unilatéralement qui doit diriger un pays, qui est un « bon démocrate » et qui ne l’est pas.
Cette politique controversée, selon l’analyse du Capitaine Ibrahim Traoré, se caractérise par un mépris flagrant des règles diplomatiques et des principes du droit international. Elle fonctionne sur le chaos organisé, prospère dans la division et s’impose par la force plutôt que par le dialogue. Une puissance en particulier est pointée du doigt : les États-Unis d’Amérique, accusés de semer le trouble pour mieux régner.
Pour les pays de l’AES, cette analyse n’est pas théorique. Ils vivent au quotidien les conséquences de cette géopolitique brutale : déstabilisation, ingérences, pressions économiques. Leur réponse, à travers la Confédération, est une tentative de construire un espace de souveraineté, loin des diktats et des agendas étrangers.
« L’hiver noir » annoncé par le Capitaine Ibrahim Traoré serait donc multidimensionnel, terrorisme, mais aussi impérialisme décomplexé, chaos organisé, droit international bafoué. Un signal d’alarme que le monde ferait bien d’entendre, avant que la tempête n’emporte tout sur son passage.

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