Burkina Faso : Les juges constitutionnels troquent la robe noire contre le Faso dan fani

Faso dan fani

Les membres du Conseil constitutionnel ont changé de costume. Finies les toges noires importées, héritage d’une époque révolue. Désormais, ils siégeront vêtus de Faso dan fani, le tissu emblématique du Burkina. Une révolution textile, mais pas seulement.

Le Président Ibrahim Traoré a martelé cette formule : « Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons. » Les nouvelles toges du Conseil constitutionnel sont une application concrète de ce principe. L’État donne l’exemple. Il commande local, il valorise le savoir-faire national, il crée de la demande pour les artisans burkinabè.

Cultivé, filé, tissé au Burkina, le Faso dan fani était jusqu’ici réservé aux cérémonies traditionnelles ou aux tenues de ville. Le voilà promu au rang de robe d’audience pour la plus haute juridiction du pays. Symbole fort : le droit constitutionnel, ultime rempart des libertés, s’enracine dans le terroir.

Derrière le symbole, il y a des conséquences économiques. La commande de ces toges a fait travailler des couturiers, des tisserands, des filateurs. L’argent public reste au pays. La chaîne de valeur locale est activée. Un cercle vertueux que le gouvernement veut étendre à d’autres secteurs.

Le Conseil constitutionnel siègera désormais en Faso dan fani.

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