Burkina Faso : Financer sa propre souveraineté, le secteur bancaire burkinabè répond à l’appel du Plan RELANCE

Le secteur bancaire et financier burkinabè a réaffirmé son engagement à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre du Plan national de développement RELANCE 2026-2030. Cette annonce a été faite le 22 septembre 2026 à Ouagadougou, lors d’une rencontre d’échanges entre le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, et les responsables des banques, établissements financiers et institutions de microfinance du pays.

Organisée à l’intention de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina Faso (APBEF-B) et de l’Association professionnelle des institutions de microfinance du Burkina Faso (APIM-BF), cette rencontre visait à présenter les grandes orientations du Plan RELANCE et à identifier les mécanismes permettant au secteur financier national d’en assumer une part plus grande du financement.

L’enjeu est de taille. Évalué à 36 190,7 milliards de francs CFA sur cinq ans, le Plan RELANCE repose pour deux tiers sur des ressources propres, contre un tiers apporté par les partenaires extérieurs. Une architecture financière qui traduit, une fois de plus, la volonté du Burkina Faso de financer son développement à partir de son épargne nationale plutôt que de sa dépendance extérieure. Selon le ministre Nacanabo, les établissements financiers pourraient particulièrement intervenir dans les troisième et quatrième piliers du Plan, portant sur l’éducation, la santé, les infrastructures et la transformation économique.

« Et les banques peuvent accompagner les porteurs des projets pour pouvoir les financer. Nous allons commencer à mettre en œuvre les financements innovants. La diaspora bond va encore être rééditée », a souligné le ministre à l’issue des échanges, ouvrant la voie à des instruments financiers résolument tournés vers la mobilisation citoyenne.

Au-delà des chiffres, cette mobilisation dessine un changement de posture : celle d’un secteur bancaire appelé à devenir acteur, et non simple spectateur, de la refondation économique nationale. Chaque crédit accordé à un porteur de projet, chaque instrument innovant déployé, devient ainsi une brique de plus dans l’édifice de la souveraineté financière burkinabè.

À l’issue de la rencontre, le ministre Nacanabo s’est dit persuadé que les institutions financières de la place ont désormais mieux compris les enjeux du Plan RELANCE un pas de plus vers un Burkina Faso qui finance, par lui-même, son propre destin.

Fred K.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *