
Richement doté en ressources naturelles, le Niger a engagé une stratégie de valorisation de son potentiel minier afin de transformer ses atouts en leviers de développement. Parmi ces initiatives structurantes figure le complexe charbonnier de Salkadamna, un projet d’envergure destiné à répondre durablement aux besoins énergétiques du pays et de la sous-région. Avec une capacité de production électrique modulaire estimée à 5 200 MW, ce projet se positionne comme l’un des plus importants de la région en matière d’énergie thermique.
L’objectif prioritaire de ce complexe est de réduire la dépendance énergétique du Niger, qui reste tributaire des importations pour une partie de sa consommation. En développant ses propres infrastructures, le pays entend non seulement sécuriser son approvisionnement en électricité, mais également favoriser l’industrialisation et stimuler la compétitivité de son économie. Le charbon, exploité localement, sera ainsi converti en énergie, garantissant une plus grande maîtrise des coûts et une meilleure résilience face aux fluctuations internationales.
Au-delà de la satisfaction des besoins domestiques, le projet Salkadamna revêt une dimension intégratrice et régionale. La capacité de production prévue permettra, à terme, d’exporter une partie de l’électricité vers les pays voisins, contribuant ainsi à l’interconnexion énergétique de la sous-région. Cette orientation s’inscrit dans la volonté du Niger de jouer un rôle moteur dans la construction d’un espace économique africain plus autonome et moins dépendant des acteurs extérieurs.
Sur le plan social et économique, le projet devrait générer des milliers d’emplois directs et indirects, dynamiser les localités environnantes et offrir des opportunités aux jeunes et aux femmes. Les retombées attendues concernent également le développement des infrastructures connexes, notamment les routes, l’habitat et les services, participant ainsi à la transformation structurelle du territoire.
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