Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, s’est rendu ce dimanche 29 mars à Koloko, poste frontalier stratégique entre le Burkina et le Mali. Une visite qui n’a rien d’une simple tournée de routine. L’objectif est double : sécuriser la zone et mettre fin aux tracasseries routières qui ralentissent les échanges entre les deux pays de la Confédération des États du Sahel (AES).
Sur place, le message du ministre a été clair : professionnalisme, discipline, efficacité. Les populations qui traversent cette frontière chaque jour, commerçants, transporteurs, familles, doivent pouvoir circuler librement, sans entraves. Le temps des contrôles tatillons et des lenteurs bureaucratiques est révolu. La consigne vient d’en haut, directement des trois chefs d’État de l’AES.
Le ministre a insisté sur un point clé : la libre circulation des personnes et des biens. C’est une exigence politique, mais aussi économique. Les échanges entre le Burkina et le Mali sont vitaux pour les deux pays. Fluidifier les passages, c’est dynamiser les économies locales, c’est rapprocher les peuples, c’est construire concrètement l’intégration régionale.
Autre volet de la visite : le renforcement de la coopération sécuritaire. Les unités présentes à Koloko ont été invitées à intensifier la synergie d’action et le partage de renseignements. La menace terroriste ne connaît pas de frontières. Pour l’endiguer, il faut des forces qui travaillent main dans la main, des deux côtés de la ligne de démarcation.
Les populations de la zone frontalière, qui vivent souvent dans l’incertitude, attendent des résultats concrets. Moins de tracasseries, plus de sécurité, des échanges facilités.

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