L’extradition de l’ancien président burkinabè Paul-Henri Sandaogo Damiba du Togo vers le Burkina Faso a déclenché une vague de critiques et de commentaires malveillants, notamment en provenance de certains pays de la sous-région, dont la Côte d’Ivoire. Pourtant, cette procédure, strictement légale et conforme aux accords internationaux, n’a rien d’exceptionnel. Alors, pourquoi tant de bruit ? Pourquoi cette indignation, alors que la Côte d’Ivoire par exemple elle-même a eu recours à ces mêmes mécanismes par le passé ?
En 2012, la Côte d’Ivoire avait obtenu l’extradition de Lyda Kouassi Moise, réfugié au Togo, ainsi que celle de Charles Blé Goudé depuis le Ghana en 2013. À l’époque, personne n’avait crié au scandale. Personne n’avait accusé Abidjan de bafouer les droits de l’homme ou de menacer la stabilité régionale. Alors, pourquoi aujourd’hui cette agitation des vipères de la communication ? Pourquoi cette volonté de diaboliser le Togo et le Burkina Faso, deux pays qui ne font qu’appliquer les règles diplomatique et judiciaire ?
Le Togo est un pays souverain, un État de droit où les lois s’appliquent à tous, sans distinction. Ceux qui pensent pouvoir utiliser le sol togolais comme une base arrière pour déstabiliser des nations amies se trompent lourdement. Lomé n’est pas un territoire pour les fugitifs, mais un partenaire responsable, respectueux des engagements internationaux et des principes de coopération judiciaire.
L’extradition de Damiba s’inscrit dans ce cadre. Le Togo n’a pas agi seul, mais en concertation avec les autorités burkinabè, dans le respect des règles établies. Ceux qui se fâchent aujourd’hui feraient bien de se rappeler que la justice n’a pas de frontières, et que la coopération entre États est une nécessité pour lutter contre l’impunité.
La Côte d’Ivoire, prêt à donner des leçons de morale, ferait mieux de balayer devant sa porte. En 2012, elle n’avait pas hésité à solliciter l’extradition de ses opposants depuis le Togo et le Ghana. Où étaient donc les défenseurs des droits de l’homme ? Où étaient les communicants de la stabilité régionale ?
On sait tous que c’est une stratégie bien huilée qui vise affaiblir les pays de l’AES en instrumentalisant l’opinion publique. La Côte d’Ivoire qui ferme les yeux sur les ingérences impérialistes et les pressions économiques exercées contre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, ose aujourd’hui pointer du doigt le Togo et Ouagadougou.
Rappelons les faits : lorsque la CEDEAO, sous la houlette des impérialistes, tentait d’étouffer les pays de l’AES, le Togo, sous la conduite du Président Faure Gnassingbé, a été le seul à dire non. Pendant que le Bénin, marionnette des impérialistes, fermait ses frontières avec le Niger, le port de Lomé est devenu le poumon économique des pays de l’AES, assurant leur ravitaillement et leur survie.
Cette solidarité n’est pas un hasard. Elle est le fruit d’une vision commune, fondée sur le respect mutuel, la souveraineté et la coopération Sud-Sud. Les relations entre le Togo et le Burkina Faso, comme avec les autres membres de l’AES, reposent sur des principes clairs de non-ingérence, respect des décisions judiciaires, et soutien économique sans faille
L’extradition de l’ancien président Damiba est un acte souverain, légal et transparent. Le Togo et le Burkina Faso, comme les autres pays de l’AES, ont choisi la voie de la dignité et de l’indépendance.
Affaire à suivre…

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