Le Conseil des ministres a validé ce jeudi un dossier qui a tout l’air d’une formalité administrative, mais qui pèse lourd. Un terrain à Silmissin, dans la commune de Komsilga, est déclaré d’utilité publique. Destination : une usine de la Société nouvelle – Brasseries du Faso (SN-BRAFASO). Derrière ce décret, c’est toute une politique industrielle qui se dessine.
L’État ne veut pas laisser faire n’importe quoi. Le terrain est stratégique. Il ne s’agit pas seulement de poser des murs et de faire tourner des machines. Il faut penser aux voies d’accès, aux réseaux, à la sécurité. Une zone de servitude périphérique va être définie. Traduction : autour de l’usine, personne ne viendra s’installer n’importe comment.
Le gouvernement a pris ses précautions. Pas question que des constructions anarchiques poussent à côté, que la spéculation foncière s’emballe, que les normes de sécurité soient bafouées. L’usine doit pouvoir tourner sans risque, et s’agrandir plus tard si besoin. Le foncier est réservé, anticipé.
Cette usine, ce n’est pas un gadget. C’est de l’emploi, c’est de la production locale, c’est de l’argent qui reste au pays. La SN-BRAFASO fait partie de ces entreprises qui misent sur le Burkina, qui créent des richesses, qui paient des impôts. L’État, en sécurisant le terrain, leur dit : on est avec vous.
Sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement a changé de braquet. On ne laisse plus les choses se faire au hasard. On planifie, on sécurise, on anticipe.

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