Le Président français Emmanuel Macron a enchaîné cette semaine les entretiens bilatéraux à l’Élysée avec trois Chefs d’État africains. Le Président Ivoirien Alassane Ouattara et le Malgache Michaël Randrianirina mardi 24 février, puis le Congolais Félix Tshisekedi mercredi 25 février. Officiellement, il s’agissait de discuter coopération économique, sécurité régionale et soutien aux processus politiques. Mais l’expérience africaine commande la prudence, quand l’ancienne puissance coloniale multiplie ce genre de rencontres en rafale, c’est rarement pour le simple plaisir de la conversation.
Derrière les sourires de façade et les communiqués léchant, il y a presque toujours des agendas cachés. On nous parle de « partenariat renouvelé » avec Madagascar, de « soutien à la souveraineté » de la RDC, de « coopération sécuritaire » avec la Côte d’Ivoire. Mais les peuples africains ont appris à décoder ce langage. Chaque fois que la France organise ce genre de séquences diplomatiques, il faut s’interroger. Que prépare-t-on dans l’ombre ? Quels accords secrets vont lier les dirigeants sans que le peuple africain puisse avoir son mot à dire ?
Le Président Malgache Michaël Randrianirina a été reçu à Paris à peine quelques jours après son déplacement à Moscou, où il a renforcé la coopération avec la Russie dans les domaines de la défense et de l’énergie. La France, qui considère Madagascar comme une « priorité » en Afrique, voit d’un mauvais œil ce rapprochement avec Moscou. Serait-ce une tentative de remettre le grappin sur un pays stratégique riche en nickel et en cobalt ? Les mêmes scénarios se répètent inlassablement sur le continent.
Avec le Président Félix Tshisekedi, les discussions ont principalement porté sur la situation sécuritaire dans l’Est congolais et la pression à exercer sur Kigali. Officiellement, la France soutient l’intégrité territoriale de la RDC. Mais comment oublier que Paris entretient aussi des contacts réguliers avec Paul Kagame, le Président rwandais ? Cette position de « médiateur » cache souvent des intérêts bien compris. Pendant que l’on parle paix à l’Élysée, sur le terrain, les armes continuent de parler.
Qu’en est-il du Président Alassane Ouattara, dont le peuple Africain connaît parfaitement son amour pour la françafrique et la souffrance des pays de l’AES, confrontés à la déstabilisation terroriste qui leur a été imposée à cause de leur vision souverainiste ?
L’histoire nous a appris que ces grandes messes diplomatiques précèdent parfois des opérations de déstabilisation, des changements de régime ou des pressions économiques inavouables. La Françafrique ne meurt jamais vraiment, elle change simplement de visage. Aujourd’hui, on parle de « partenariat d’égal à égal », de « relation renouvelée », mais les méthodes restent les mêmes : diviser pour mieux régner, maintenir des liens de dépendance, protéger des intérêts économiques stratégiques.
Ces rencontres éclairs, sans transparence réelle, sans débat public, sans contrôle, doivent interpeller le peuple Africain. Que s’est-il vraiment dit derrière ces portes closes ?
Le peuple africain doit se lever comme un seul homme pour exiger des clarifications.

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