Le Programme de désarmement, démobilulation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) a franchi un cap significatif en RDC. Plus de 5 000 combattants issus des groupes armés ont quitté la brousse ces deux dernières années pour rejoindre le processus de paix. L’annonce a été faite lundi 9 mars à Kinshasa par le coordonnateur national, Jean-Didier Tanga Tita, lors d’un briefing conjoint avec le ministre de la Communication, Patrick Muyaya .
Sur ce total, 3 188 démobilisations ont été enregistrées depuis le début de l’année 2025. La province de l’Ituri arrive en tête avec 1 546 ex-combattants, suivie du Nord-Kivu avec 838, du Tanganyika avec 653, tandis que 151 autres ont été recensés entre Mai-Ndombe et Kinshasa . Côté matériel, près d’un millier d’armes ont été récupérées et stockées par les FARDC, avec environ 5 000 munitions de différents calibres et 40 explosifs .
Au-delà du simple désarmement, le programme met l’accent sur l’accompagnement psychologique des ex-combattants. Une prise en charge en santé mentale est assurée avant leur retour dans leurs communautés d’origine, une approche novatrice qui vise à prévenir les risques de récidive et à faciliter une réinsertion sociale durable . Le gouvernement insiste sur l’importance de cette dimension humaine dans le processus de pacification.
Les autorités sous l’impulsion du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, misent également sur l’autonomisation économique des démobilisés. L’objectif est de leur offrir des alternatives concrètes pour qu’ils puissent « produire des biens et services, répondre aux besoins de leurs communautés et générer un revenu » . Cette stratégie combine donc sécurité, santé mentale et développement local pour briser durablement le cycle de la violence.

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