Togo : Interdiction de construire en zones inondables, l’État appelle au respect des règles pour protéger les populations

À la suite des récentes inondations qui ont affecté plusieurs localités, le gouvernement togolais a réaffirmé sa fermeté sur l’interdiction de construire et d’habiter dans les zones exposées aux risques hydrauliques. Dans un communiqué daté du 14 juillet 2026, le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme foncière rappelle non seulement la mesure, mais aussi les dispositions réglementaires encadrant l’urbanisation sur l’ensemble du territoire national.

Le texte ministériel met en avant des catégories de terrains strictement prohibées pour l’habitat : les anciennes carrières, les bas-fonds, les zones d’expansion des crues et tout site identifié comme exposé à des risques naturels ou déclaré non constructible par les autorités compétentes. Ces emplacements, souligne le ministère, ne peuvent en aucun cas recevoir des constructions d’habitation, qu’il s’agisse d’installations temporaires ou permanentes. L’objectif est clair : limiter l’exposition des populations aux aléas climatiques et réduire le coût humain et matériel des catastrophes.

Le ministre de l’Urbanisme, Kodjo Adédzé, adresse un appel pressant aux occupants de ces zones à prendre « sans délai » les dispositions nécessaires pour libérer les sites concernés. Le communiqué indique que des mesures administratives et juridiques existent pour faire respecter ces interdictions, et que des contrôles et opérations de préservation du domaine public foncier pourront être engagés. Il insiste également sur la nécessité d’une coordination plus forte entre services techniques, collectivités locales et populations pour garantir une urbanisation sûre et durable.

Au-delà de l’aspect répressif, le ministère rappelle la logique de prévention qui sous-tend ces règles : une urbanisation maîtrisée, fondée sur des études de sol, des plans d’occupation et le respect des servitudes, permet d’anticiper les risques et d’éviter des pertes tragiques. Le communiqué encourage par ailleurs les autorités locales à accélérer les programmes de relogement et d’aménagement destinés aux personnes vulnérables installées en zones à risques, tout en soulignant que la sécurisation du foncier requiert des solutions durables et concertées.

Les récentes crues ont mis en lumière les conséquences humaines et matérielles d’une occupation non maîtrisée des zones inondables. En rappelant la cadre réglementaire et en menaçant d’actions correctives, l’État entend prévenir de nouveaux drames et protéger les citoyens. Le respect des interdictions de construire n’est pas seulement une contrainte administrative : il s’agit d’une exigence de sécurité civile et d’un impératif de résilience face à des phénomènes climatiques qui gagnent en fréquence et en intensité.

Le gouvernement appelle donc à une mobilisation collective pouvoirs publics, collectivités, propriétaires et occupants pour appliquer les règles, libérer les zones dangereuses et engager des alternatives d’habitat sûres et durables.

Amen K.

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