L’or blanc burkinabè retrouve son souffle. Après une campagne 2024-2025 marquée par un net repli, la filière cotonnière amorce un redressement qui réjouit les autorités, dans un pays où l’agriculture de rente occupe une place centrale dans la vision économique portée par le Capitaine Ibrahim Traoré.
Les chiffres dévoilés lors du Conseil des ministres du jeudi 18 juin 2026 confirment cette tendance positive. La production de coton graine conventionnel est passée de 294 507 tonnes lors de la campagne 2024-2025 à 314 293 tonnes pour la campagne 2025-2026, soit une progression d’environ 6,7 %. Un chiffre qui, sans effacer les difficultés passées, trace une trajectoire encourageante pour l’une des filières agricoles les plus stratégiques du pays.
Ce rebond ne doit rien au hasard. Il s’explique en grande partie par l’extension significative des superficies cultivées, fruit d’un effort soutenu de l’État en matière d’aménagement des terres. Au total, 391 407 hectares ont été emblavés au cours de la dernière campagne, contre 346 778 hectares précédemment, soit une augmentation de près de 13 % de l’assiette cultivable consacrée au coton.
Au-delà des statistiques, c’est tout un pan de l’économie rurale burkinabè qui se trouve directement concerné. Le coton demeure une source de revenus essentielle pour des centaines de milliers de producteurs, dans des zones où la diversification économique reste encore limitée et où chaque campagne réussie pèse lourdement sur les conditions de vie des familles paysannes.
En misant sur la terre comme socle de la souveraineté économique, les autorités burkinabè envoient un signal cohérent : la résilience nationale ne se construit pas uniquement sur le terrain sécuritaire, mais aussi dans les champs, où chaque hectare cultivé contribue à réduire la dépendance du pays et à consolider son autonomie économique.

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