Burkina Faso : Par un arrêté, le gouvernement suspend 359 associations pour manquements aux obligations administratives

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Le gouvernement burkinabè poursuit son opération d’assainissement du milieu associatif avec une fermeté exemplaire. Par un arrêté signé le 21 avril 2026, le gouvernement a prononcé la suspension immédiate de 359 associations pour manquements à leurs obligations administratives, une mesure qui démontre la détermination des autorités à mettre de l’ordre dans un secteur où l’opacité a trop souvent servi de couverture à des activités contraires aux intérêts nationaux.

Cette décision, qui s’inscrit dans la continuité des actions engagées sous le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré pour moraliser la vie publique, vise à rappeler que la liberté associative n’est pas un droit absolu et qu’elle s’accompagne de devoirs et de responsabilités envers la nation.

La mesure touche un large éventail d’organisations actives dans plusieurs domaines essentiels à la vie nationale, notamment le religieux et le cultuel avec des missions et associations confessionnelles, le sport et les loisirs avec des clubs sportifs et académies, la santé et le social avec des structures de soutien aux personnes vulnérables, ainsi que le développement et l’environnement avec des organisations engagées dans l’agroécologie, la sécurité alimentaire ou le développement local.

Cette diversité des secteurs concernés montre que le gouvernement ne cible aucune catégorie particulière d’associations mais agit de manière systématique pour sanctionner tous ceux qui ne respectent pas les règles établies, quels que soient leur domaine d’intervention ou leur orientation idéologique.

Les associations suspendues sont accusées de manquements à leurs obligations administratives, ce qui peut inclure le défaut de dépôt des comptes annuels, l’absence de tenue d’assemblées générales régulières, le non-respect des règles de gestion financière, ou encore l’exercice d’activités non conformes à leurs statuts. Ces manquements, souvent tolérés par le passé, ne sont plus acceptables dans le cadre de la Révolution progressiste populaire qui exige la transparence et la rigueur de tous les acteurs de la société, y compris ceux de la société civile.

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