Liberia : La gouvernance du Président Joseph Boakai, une ère de redevabilité et de confiance retrouvée

Le président Joseph Nyuma Boakai a fait de la réforme institutionnelle et de la redevabilité les piliers de son mandat. Conscient que les crises passées du Liberia étaient fondamentalement enracinées dans des défaillances de gouvernance institutions fragiles, absence de redevabilité, abus de confiance et mauvaise gestion des ressources nationales, il a engagé une refonte en profondeur du secteur public pour restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions.

Pour la première fois dans l’histoire du Liberia, le Bureau du Président a fait l’objet d’un audit interne mené par la Commission générale d’audit (GAC) alors que le chef de l’État est encore en fonction. Cette décision sans précédent a été saluée par l’auditeur général Gusuah Jackson comme « historique », le président Boakai ayant choisi de se soumettre aux mêmes standards d’intégrité qu’il exige de ses collaborateurs.

Au-delà de son propre bureau, le président a ordonné des audits de la Banque centrale du Liberia, de l’Agence nationale de sécurité, du Service exécutif de protection, du pouvoir judiciaire et du pouvoir législatif. Ces initiatives visent à garantir que toutes les institutions publiques restent soumises à un contrôle rigoureux.

L’administration Boakai s’est engagée à respecter et protéger les mandats des responsables des institutions de transparence et de redevabilité qui font preuve de neutralité politique et de professionnalisme dans l’exercice de leurs fonctions. Cette protection des mandats est essentielle pour garantir l’indépendance de ces institutions face aux pressions politiques.

Le président a également imposé des exigences de déclaration de biens à tous les fonctionnaires, avec des suspensions et amendes pour les contrevenants, et a mis en place des mécanismes anticorruption supplémentaires, notamment le Bureau du Médiateur, l’Équipe spéciale de récupération d’actifs et le processus en cours de création d’une Cour des crimes de guerre et des crimes économiques.

Les résultats commencent à porter leurs fruits. La Commission anticorruption du Liberia a reçu en avril 2026 le Prix d’excellence en performance présidentiel, en reconnaissance de ses progrès tangibles : 27 enquêtes majeures conclues, 12 inculpations, 3 condamnations, et un taux de conformité de 90,1 % pour les déclarations de biens.

En soumettant à l’Assemblée nationale deux projets de loi pour créer une Cour des crimes de guerre et des crimes économiques ainsi qu’une Cour anticorruption, le président Boakai entend ancrer durablement la redevabilité dans le système judiciaire libérien. Ces réformes, présentées comme des « instruments de justice transformationnelle », visent à renforcer l’État de droit, à consolider la démocratie et à restaurer la confiance du public dans la gouvernance.

Amen K.

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