Le 26 juin 2026, le Président Joseph Nyuma Boakai a signé l’Ordonnance exécutive n°167, créant la Protect Our Resources Taskforce (PORT), une structure multi-agences dotée d’un mandat sans ambiguïté : mettre fin immédiatement à toutes les activités minières illégales sur l’ensemble du territoire libérien. Cinq jours plus tard, le 1er juillet 2026, la Taskforce a tenu sa première réunion technique au ministère des Mines et de l’Énergie à Monrovia, marquant le lancement opérationnel de cette initiative présidentielle d’envergure.
Ce dispositif répond à une urgence documentée par l’Agence de protection de l’environnement, dont un exercice de conformité mené le 18 mai 2026 a révélé l’ampleur des dégâts causés par l’exploitation minière illicite : détournement de cours d’eau, dragage des voies fluviales, déforestation, destruction de zones humides et de terres agricoles, contamination des sources d’eau douce, et usage de substances hautement toxiques comme le mercure et le cyanure. Au-delà de l’environnement, ces pratiques illégales entraînent d’importantes pertes de recettes publiques, alimentent la contrebande et fragilisent l’État de droit.
Doté de pouvoirs étendus, incluant l’investigation des opérations illégales, la confiscation des équipements, ainsi que l’arrestation et la poursuite des contrevenants, PORT rassemble autour du ministère des Mines et de l’Énergie plusieurs institutions clés : ministères des Finances et de la Justice, Forces armées du Libéria, Autorité fiscale, Service de l’immigration, ainsi que l’Agence de protection de l’environnement. Cette coordination interinstitutionnelle traduit la volonté du Président Boakai de ne pas laisser la gouvernance des ressources naturelles reposer sur une seule agence, mais de bâtir une réponse structurée et durable.
La Chambre des mines du Libéria a d’ailleurs salué cette initiative comme « une étape opportune et significative vers la restauration de l’ordre, de la redevabilité et d’une gouvernance responsable » du secteur minier. Un soutien qui prend tout son sens alors que le pays anticipe un véritable boom minier en 2026, porté par le fer, l’or et les terres rares. Pour Joseph Boakai, cette offensive contre l’exploitation illicite illustre une conviction centrale de sa gouvernance : les ressources naturelles du Libéria constituent un patrimoine national qui doit être géré avec responsabilité, au bénéfice des générations présentes et futures, et non livré à des exploitants prêts à sacrifier l’environnement et les recettes de l’État pour un profit immédiat.
Amen K.

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