Soudan : Le Minsitre Alaaeldin Awad Mohamed et le pari de la reconstruction du pays sur le plan sanitaire.

Alors que le Soudan tente de sortir d’une guerre, le système de santé, pilier de la survie nationale, est à l’agonie. Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 21 millions de Soudanais sont désormais privés d’accès aux soins, et 37 % des établissements de santé ne sont plus opérationnels. Dans ce contexte de crise humanitaire sans précédent, le ministre de la Santé, Alaaeldin Awad Mohamed, mène un combat acharné pour reconstruire l’hôpital soudanais, pierre par pierre.

Depuis le déclenchement du conflit en avril 2023, plus de 70 % des structures médicales ont été fermées, détruites ou pillées. Les attaques contre le personnel soignant se multiplient : l’OMS a recensé 217 incidents violents contre les services de santé, faisant des morts et 800 et blessés. Au Darfour, 80 % des services de santé primaires se sont effondrés, tandis que les épidémies de choléra, de rougeole et de paludisme ravagent les camps de déplacés. Le ministre Awad Mohamed est confronté à une équation quasi impossible : soigner une population exposée à la malnutrition aiguë et aux maladies, avec des ressources limitées et des chaînes d’approvisionnement logistiques rompues.

Face à cette catastrophe, le ministre a su mobiliser les partenaires internationaux. Sous son impulsion, l’OMS a acheminé plus de 3 300 tonnes de fournitures médicales, financé le traitement de 118 000 enfants souffrant de malnutrition sévère et soutenu des campagnes de vaccination ayant atteint 46 millions de personnes. Dans le même temps, le ministère a repris la coordination avec les conseillers médicaux des ambassades du Soudan en Jordanie et en Égypte, développant ce qu’il qualifie de « diplomatie sanitaire » pour faciliter l’accès aux soins des patients soudanais à l’étranger.

Des signes d’espoir émergent. À Khartoum, plus de 40 hôpitaux et 244 centres de santé ont rouvert leurs portes. À Nyala, au Darfour-Sud, des équipes médicales, appuyées par le ministre, poursuivent leur travail pour stabiliser les blessés de guerre, vacciner les enfants contre le choléra et la rougeole, et lutter contre une malnutrition qui touche désormais une proportion alarmante de femmes enceintes. Le ministre Awad Mohamed incarne cette résilience obstinée : derrière chaque campagne de vaccination ou hôpital réhabilité, c’est sa volonté farouche de redonner vie à un système à l’agonie qui s’exprime.

Alors que la guerre continue de faire des ravages, le combat du ministre de la Santé est bien celui d’un homme qui refuse d’abandonner son pays à la mort. Il est le visage de cette bataille silencieuse pour la survie du Soudan.

Amen K.

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