Burkina Faso : L’industrialisation, pilier de la souveraineté économique portée par la Révolution progressiste populaire

Depuis la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP) par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le 1er avril 2025, l’industrialisation s’est imposée comme l’un des axes structurants de la refondation économique du Burkina Faso. Loin d’être un slogan, cette ambition se traduit aujourd’hui par des réalisations concrètes qui redessinent progressivement le visage productif du pays.

L’année 2025 a ainsi été marquée par un record d’une vingtaine d’unités industrielles ouvertes à travers le territoire national, un rythme inédit qui illustre la volonté des autorités de rompre avec un modèle économique longtemps tourné vers l’exportation de matières premières brutes. Cette dynamique s’est poursuivie en 2026, avec notamment l’inauguration, le 22 mai à Dédougou, de deux unités de transformation agroalimentaire par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, dans le cadre de la promotion du « produire et consommer burkinabè ».

Cette orientation traduit une conviction affirmée par les autorités : la souveraineté économique ne peut se construire sans la valorisation locale des ressources nationales. Le secteur minier illustre cette logique de refondation de la gouvernance économique. En 2025, la production d’or a atteint 94 tonnes, dont près de 43 issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, générant plus de 776 milliards de FCFA de recettes budgétaires, une manne appelée à financer davantage les projets structurants du pays, y compris industriels.

L’énergie constitue un autre pilier essentiel de cette marche vers l’industrialisation, une économie ne pouvant se transformer durablement sans une production électrique fiable et suffisante. C’est dans cette perspective que s’inscrivent les récentes inaugurations de centrales thermiques à Pabré et la pose de première pierre à Saaba, portées par la volonté affichée de faire de la production nationale d’électricité un socle solide pour le développement industriel du pays.

Cette dynamique s’accompagne également d’un dialogue renforcé avec le secteur privé national, à travers le Cadre de concertation public-privé, dont les concertations régionales 2026 portent notamment sur l’innovation, l’industrialisation, l’artisanat et la lutte contre la fraude et la contrefaçon. Un signal fort adressé aux opérateurs économiques burkinabè, appelés à devenir des acteurs à part entière de cette refondation productive.

Portée par une croissance économique projetée à 7,7 % en 2026, cette stratégie d’industrialisation s’inscrit dans une vision plus large : celle d’un Burkina Faso capable de transformer ses propres richesses, de créer de l’emploi local et de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations. Un chantier de longue haleine, mais dont les premiers résultats confirment que la marche vers la souveraineté économique portée par la Révolution progressiste populaire est bel et bien engagée.

Amen K.

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