Burkina Faso / Baporo : Le Président Ibrahim Traoré visite un champ de maïs cultivé par les détenus et redéfinit la prison à l’africaine

Ibrahim Traoré

Lors d’une visite au centre pénitentiaire de Baporo, le Capitaine Ibrahim Traoré a marqué les esprits en découvrant un champ de maïs de 40 hectares cultivé par les détenus en pleine saison sèche, une prouesse agricole qui démontre que même derrière les barreaux, l’homme peut rester productif et utile à la société.

Le chef de l’État a profité de cette occasion pour exposer sa vision humaniste du système carcéral, affirmant avec force que la prison doit être humaine et que le Burkina Faso n’est pas une nation de barbares ou de violents. Cette visite s’inscrit dans la politique de la Révolution progressiste populaire qui entend réformer en profondeur l’ensemble des institutions du pays, y compris celles qui sont trop souvent oubliées par les gouvernements précédents.

Le Président Ibrahim Traoré a rappelé que la société burkinabè est une société africaine où le respect des êtres humains est profondément ancré dans les valeurs traditionnelles et religieuses, et que ce respect doit s’étendre à toutes les personnes, quelle que soit la situation dans laquelle elles se trouvent.

Les détenus, même s’ils ont commis des fautes et doivent purger leur peine, restent des êtres humains et doivent être traités avec un minimum de respect et de dignité, car l’objectif ultime de la prison n’est pas la vengeance mais la réinsertion. La culture du maïs à Baporo est un exemple concret de cette philosophie : les détenus apprennent un métier, produisent de la nourriture pour le centre et se préparent à retrouver une vie normale à la sortie, plutôt que de sortir plus aigris et plus dangereux qu’ils ne l’étaient à l’entrée.

Le Capitaine Ibrahim Traoré a été particulièrement critique envers les modèles carcéraux inspirés de l’Occident, ces « prisons impérialistes » où les détenus sont entassés, humiliés et souvent soumis à des conditions inhumaines qui n’arrangent rien à leur réinsertion. Il a annoncé la volonté du gouvernement de réduire le nombre de prisons traditionnelles pour les concentrer dans des zones de production comme Baporo, où les détenus peuvent travailler la terre, apprendre un métier et contribuer à l’économie nationale plutôt que de rester oisifs et de coûter cher à la collectivité.

Cette approche, qui allie justice, humanité et développement, est typique de la vision du Président burkinabè, qui refuse de copier servilement les modèles étrangers quand ils ne correspondent pas aux réalités et aux valeurs du peuple burkinabè.

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