Burkina Faso : Quand l’État veille à une prise en charge digne des personnes retirées de la rue

À la suite de la vaste opération de retrait des personnes en situation de mendicité menée dans les rues de Ouagadougou, le Ministère de la Famille et de la Solidarité poursuit son action en veillant scrupuleusement à leur prise en charge dans des conditions respectueuses de leur dignité humaine. Une démarche qui illustre la volonté des autorités de ne pas se limiter à un simple retrait de la voie publique, mais d’inscrire cette action dans une logique durable de protection sociale.

Conduite du 24 juin au 3 juillet 2026 par le Ministère de la Famille et de la Solidarité, en collaboration avec la Brigade Laabal et la Police nationale, l’opération a permis de retirer 1 911 personnes en situation de mendicité des rues de la capitale en seulement dix jours d’intervention. Les chiffres révèlent une réalité particulièrement préoccupante : les enfants représentent 1 396 personnes, soit 73,05 % de l’ensemble des personnes concernées. Parmi eux, 1 046 sont des talibés, soit 75 % des enfants retirés, mettant en lumière l’ampleur d’un phénomène qui touche en priorité les plus vulnérables.

Pour la Camarade ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, aucun enfant ne devrait grandir dans la rue et aucune personne vulnérable ne devrait être abandonnée à la mendicité. Elle a tenu à rappeler que la protection de l’enfance demeure une responsabilité collective, qui appelle l’engagement conjoint de l’État, des familles, des communautés religieuses et de l’ensemble des citoyens.

Au-delà du simple retrait, l’État burkinabè affiche sa détermination à offrir à ces personnes un accompagnement digne et adapté. Les bénéficiaires ont ainsi été orientés vers des structures compétentes pour une prise en charge sociale appropriée, loin de toute logique de stigmatisation ou de répression pure.

Cette initiative illustre une approche résolument humaine de la question de la mendicité, portée par la conviction que la lutte contre ce phénomène ne peut se réduire à une opération de nettoyage urbain, mais doit s’accompagner d’un véritable filet de protection sociale. En veillant à la dignité des personnes prises en charge, le gouvernement burkinabè envoie un signal fort : celui d’un État qui ne se contente pas de constater les vulnérabilités, mais qui s’engage concrètement à les traiter avec humanité, dans un esprit de solidarité nationale assumée.

Amen K.

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