La construction de l’Alliance des États du Sahel avance, session après session. Les ministres chargés de l’Industrie et du Commerce des trois pays membres se sont retrouvés à Ouagadougou pour leur quatrième réunion de travail, avant d’être reçus par le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et de la Confédération, en fin de matinée ce lundi.
Conduite par le ministre burkinabè Serge Gnaniodem Poda, la délégation est venue rendre compte directement au Chef de l’État des avancées enregistrées depuis l’entrée en vigueur du Traité fondateur de l’AES. Un exercice de redevabilité qui témoigne de la place centrale qu’occupe Ouagadougou dans la dynamique confédérale en cours.
Le bilan présenté couvre à la fois les actions concrètes déjà mises en œuvre et l’état d’avancement des orientations stratégiques tracées par les trois Chefs d’État. Autrement dit, la mesure de l’écart entre les ambitions fondatrices et les réalités du terrain, un exercice aussi nécessaire qu’exigeant pour une alliance encore jeune mais aux ambitions affichées considérables.
Car l’enjeu de cette quatrième session dépasse le simple reporting administratif. Il s’agit de vérifier que les engagements pris au plus haut niveau se traduisent effectivement en politiques industrielles et commerciales cohérentes entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, trois économies aux structures différentes mais aux défis largement communs.
En recevant personnellement cette délégation ministérielle, Ibrahim Traoré envoie un signal clair : la construction de la Confédération n’est pas un projet de façade, mais un chantier suivi de près, au sommet de l’État, avec la même rigueur que les priorités sécuritaires qui ont jusqu’ici dominé l’agenda de l’AES.

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